Le problème au Mozambique est similaire à celui de l’est de mon pays. Ce sont des groupes terroristes islamistes qui ont prêté allégeance à l’État islamique et ce n’est pas un problème qui affecte un seul pays. Et le risque est que ce cancer, ce problème, se propage à toute la région, à tout le continent.

Nous devons donc le combattre maintenant. Nous ne pouvons pas attendre. Ce qui se passe au Mozambique attire vraiment notre attention car c’est exactement le même phénomène que nous vivons ici.

Parce que ces régions sont potentiellement riches en ressources minérales et autres, ce que nous devons faire, c’est les couper de cet approvisionnement, car c’est ce qui va alimenter leurs activités. Nous devons donc travailler rapidement, efficacement et ensemble, car ensemble nous réussirons.

François Chigna_c: Alors Monsieur le Président, c’est un problème régional! _

Félix Tshisekedi: C’est pourquoi la présence du Secrétaire Exécutif de la SADC, le Professeur Faustin Luanga, sera utile pour élever la voix de la RDC dans cette affaire et dans de nombreux autres domaines.

Je m’insiste également sur l’intégration de l’Afrique car c’est ainsi que l’Afrique réussira à se remettre sur pied. Nous commencerons par les communautés économiques régionales, la SADC étant l’une d’entre elles, et au sein de ces communautés économiques régionales, nous donnerons une impulsion qui nous réunira pour former cette zone de libre-échange continentale africaine.

François Chignac: Vous parlez d’une réponse régionale. Qu’avez-vous à dire à votre homologue rwandais sur les actes de violence qui ont eu lieu dans votre pays il y a quelques années?

Félix Tshisekedi: Eh bien, tout d’abord, je ne suis pas ici pour commenter cela. C’est une personne avec qui j’ai de bonnes relations et il existe d’autres moyens de faire passer notre message.

Je dirais que le rapport d’exercice de cartographie est quelque chose qui a été rédigé par des experts de l’ONU. Cela n’a pas été fait par les Congolais. Les Congolais n’accusent personne. Les personnes qui ont rédigé ce rapport sont impartiales.

Et puis je dirais aussi que justice doit être rendue pour toutes les victimes, tous ceux qui sont morts et dont la vie a été enlevée au Congo et ailleurs dans la région.

Donc, pour moi, ce serait une chose positive pour le président Kagame de collaborer là-dessus, car à ce stade, il n’y a toujours pas de conviction. Donc, nous devons servir la justice. Je veux ramener la paix et la sécurité dans mon pays parce que je veux sortir de cette période sombre de l’histoire de l’Afrique. Je veux la paix pour mon peuple, mais aussi pour les voisins, afin que nos pays se tournent vers leur développement plutôt que vers une guerre inutile.

François Chignac: Vous avez évoqué l’instabilité. Parlons de votre pays. Les états d’urgence devraient-ils être introduits pendant les périodes de transition, comme vous l’avez fait?

Félix Tshisekedi: Bien sûr. Vous savez, cette situation dure depuis une vingtaine d’années et nous n’avons toujours pas trouvé de solution. L’administration militaire que nous avons actuellement est là parce que je le souhaitais. Parce que le gouverneur est un représentant du président de la République dans la province qu’il dirige. Ce sont mes yeux et mes oreilles.

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